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Le ministre de la tendresse de Dieu / Conférence de Denis Ledogar à Dambach-la-Ville

Denis Ledogar, prêtre, infirmier-anesthésiste, aumônier, était l’invité de l’amicale des donneurs de sang de Dambach-la-Ville pour une conférence, vendredi soir au foyer culturel. Son message a réconforté les proches des malades.

le-ministre-de-la-tendresse-de-dieuDepuis 1988, il travaille à Hautepierre. Une structure de 1 000 lits. L’encadrement d’un malade c’est trois personnes. Hautepierre est une vraie ville où toutes les religions doivent aussi avoir leur représentant auprès des malades.  « Il faut des hommes de cœur pour les fins de vie, les malades ont besoin d’un compagnonnage au quotidien, qu’ils aient la foi ou non », dit le père Ledogar, qui a dédié la soirée à toutes les personnes travaillant dans les hôpitaux, cliniques, maisons de retraite.

Sa pensée va aussi aux conjoints, pères ou mères, enfants qui ont un être cher malade. Le père Ledogar travaille dans le service des enfants. La place d’un enfant étant partout, dit-il, sauf dans un lit de malade à l’hôpital.

Evidemment la question qui lui est posée le plus souvent est : « Pourquoi mon enfant ? » Confidence de l’aumônier d’hôpital : « Je me heurte au terrifiant silence de Dieu. Je n’ai pas la réponse, j’écoute, j’accompagne avec le silence, la prière. Un geste, une main sur l’épaule suffisent pour dire que je suis là ». Celui qui se définit comme « le ministre de la tendresse de Dieu » a largement expliqué son quotidien à son vaste auditoire.  « Ce qui est sacré, c’est l’être humain. Il passe avant toute règle, fût-elle religieuse ou ecclésiastique, » dit un prêtre un tantinet novateur, courageux, tenace dans ses convictions et hors du commun.

Son conseil à ceux qui l’écoutent : « Il ne faut surtout pas laisser les malades seuls. Ne pas attendre 15 jours, trois semaines pour aller le voir. Plus on attend, moins on a le courage de se rendre à l’hôpital. Passer un coup de fil, rendre visite c’est injecter la vie. Il est important aussi de ne pas oublier la famille proche qui souffre, qui fatigue et qui est en droit de vouloir souffler sans culpabiliser. Manifester de petits gestes de tendresse, éponger le front, nettoyer la bouche, caresser la main, la joue, redresser un oreiller, avoir de la compassion : souvent peu de chose suffisent pour signaler sa présence ».

C’est avec des mots simples, parfois en alsacien et, malgré le sérieux du sujet et la souffrance qu’il côtoie tous les jours, avec aussi de l’humour que Denis Ledogar raconte des histoires vécues.

Le public dambachois a écouté, parfois ri aux éclats. Il aurait pu rester à écouter pendant des heures, pour la force de son message d’espoir, un conférencier infatigable.  Le plateau à la sortie était destiné à l’association Semeurs d’Etoiles du père Ledogar.

 http://www.dna.fr/edition-de-selestat-centre-alsace/2013/10/20/le-ministre-de-la-tendresse-de-dieu

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