Blog

Les Semeurs d’étoiles (un peu) aux Jeux Paralympiques avec Thibault Stoclin

Les Semeurs d’étoiles suivront avec attention le cavalier Thibault Stocklin qui va participer aux jeux paralympiques à Rio du 7 au 18 septembre prochain.

thibault

En effet, l’association suit et soutient financièrement depuis de nombreuses années le cavalier d’Innenheim Thibault Stoclin, 27 ans, et son cheval Uniek, 15 ans qui fouleront le carré de Dressage de Rio dans quelques semaines. Ils font partie de la délégation française d’Équitation pour les Jeux paralympiques.

Nous l’encourageons, et nous sommes sûrs qu’il saura nous épater ! Allez Thibault.

Pour suivre Thibault son site Internet : http://thibaultstoc.wixsite.com/thibault-stoclin ou sa page Facebook.


Thibault Stoclin, un jeune cavalier bientôt à Rio

Voici le portrait réalisé par les DNA le 11 août dernier. 

Il est 10h, au Haras de Saint-Pierre et c’est l’effervescence autour du box d’Uniek.

Alors que Thibault Stoclin s’apprête à effectuer l’un de ses deux entraînements hebdomadaires, son père Xavier, sa maman Dominique et Sophie Eichenberger, sa coach, préparent sa monture.

Dans moins d’un mois, Thibault Stoclin, 27 ans, et Uniek, 15 ans, fouleront le carré de Dressage de Rio. L’Alsacien fait en effet partie de la délégation française d’Équitation pour les Jeux paralympiques.

Une première pour le jeune homme d’Innenheim, qui compte pourtant déjà 9 titres de champion de France en grade 1A (celui qui comprend les handicaps les plus lourds).

« Je suis le Sébastien Loeb de l’équitation, puisque j’ai été neuf fois champion », se marre-t-il d’ailleurs dans un grand sourire en évoquant son palmarès.

Lui pratique l’équitation en compétition depuis 10 ans, après avoir été repéré un peu par hasard par la juge internationale de Dressage Kathy Amos-Jacob.

A quelques semaines de l’échéance reine, Thibault Stoclin garde son calme et sa sérénité, même si participer aux Jeux est « un rêve », comme il le dit lui-même. « Mais j’essaie de prendre les Jeux comme un concours normal », ajoute-il aussitôt. Histoire de ne pas trop se mettre la pression et de garder une certaine fraîcheur mentale.

Il faut dire que la saison du cavalier handisport a déjà été longue. Thibault Stoclin a en effet dû participer à cinq concours internationaux pour obtenir sa qualification pour les Jeux de Rio.

Après des bons résultats à Deauville, Waregem (Belgique), Rosendaal (Hollande), Somma Lombardo (Italie), puis Uberherrn (Allemagne), le Bas-Rhinois –36e mondial et 2e Français, tous grades confondus – a logiquement pris un billet pour le Brésil en compagnie d’une autre Alsacienne, Louise Studer.

Mais pas question de se prendre trop au sérieux ou de changer les habitudes avant ce rendez-vous majeur. « J’y vais avant tout pour me faire plaisir, même si je suis très fier de représenter mon pays et l’Alsace », avance ainsi le jeune homme, qui souffre depuis sa naissance d’une infirmité moteur cérébral. Et quand il se dit fier de représenter sa région, ce ne sont pas que des mots vides de sens. Thibault Stoclin a en effet déjà choisi l’air sur lequel il allait concourir lors de la reprise libre en musique. Et ce sera… le Hans im schnokeloch !

Blague mise à part, même s’il ne se prend pas au sérieux, Thibault Stoclin peut nourrir de vraies ambitions pour ses premières olympiades.

Lors du dernier concours de Paradressage disputé en Allemagne, l’Alsacien a en effet terminé 5e derrière… les trois médaillés des Jeux de Londres. Bref, le cavalier handisport français pourrait bien créer la surprise, en cas de défaillance de l’un ou l’autre de ses concurrents et visera « au minimum le top-5 », selon sa maman, Dominique.

thibault-stoclin-et-uniek-s-entrainent-avec-serieux-pour-faire-bonne-figure-aux-jeux-paralympiques-de-rio-photo-dna-jean-paul-kaiser-1470862958

photo DNA

«Son cheval, c’est son pote»

Le plus important, pour Thibault, est surtout de passer de bons moments. Au-delà du défi sportif (et financier) que représentent ces Jeux, il y a d’abord une belle aventure humaine à vivre.

Et à vivre à deux, puisque Thibault et Uniek forment une paire plus que complice. C’est d’ailleurs peut-être là le secret de la réussite de Thibault Stoclin : son entente parfaite avec sa monture.

« Son cheval, c’est son pote, tout simplement », expose son papa, Xavier. Deux “potes” qui ne cessent de progresser ensemble. Et qui ne sont peut-être plus qu’à trois reprises du plus grand des bonheurs…

Source Dernières Nouvelles d’Alsace du 11 août 2016

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Post Navigation